Cranioplastie - Pourquoi est-elle nécessaire ?

9 avril 2026

Auteurs : A. Veyssiere, A. Chatellier, H. Benateau
Institution : CHU de Caen

Concepts et mots clés

HISTORIQUE

Premières cranioplasties par plaques en or ou en argent retrouvées dans les civilisations pré-colombiennes en 1300 BC (Mayas et Incas)

1742, Duhamel découvre le pouvoir ostéogénique du périoste

>> comblement déficit crânien avec fragments ostéopériostés

Nombre de cranioplasties avec a première guerre mondiale

– matériaux inertes :

risques infectieux

Lambeaux locaux

Lambeau ostéo-cutané par glissement

Avec les ATB (1929) cranioplasties inertes métalliques mais mauvais isolants thermiques >> céphalées

Apparition des résines acryliques à partir de 1937

Dans quels cas y sommes-nous confrontés ?

Craniectomie décompressive post traumatisme crânien grave

Permet de sauver le patient d’une HTIC maligne

Craniectomie post accident vasculaire cérébral hémorragique

(le volet peut être gardé en nourrice au niveau abdominal le plus souvent)

Complication infectieuse de la neurochirurgie avec dépose du volet crânien

Exérèse de processus tumoraux emportant un volet osseux bi cortical

Conséquence d’une craniectomie :

Sd du trépané ou sinking flap syndrome : phénomène de fibrose du site opératoire + pession atmosphérique

Complication hémodynamique cérébrale :

perturbation du débit sanguin cérébral, diminution de la perfusion cérébrale, perturbation de la circulation du liquide céphalo-rachidien

>> Aboutissant à un déclin cognitif

Sd du trépané ou « sinking skin flap syndrome » : clinique

Céphalées

Vertiges

Crises d’épilepsie

Douleurs neurologiques

Symptômes psychiatriques : hallucinations
Irritabilité

Sensation de mal-être

Majoration à la manoeuvre de Valsalva ou au changement de position

Apparaissent 3 à 5 mois après la craniectomie

>> Améliorées par la cranioplastie

Autres conséquences neurologiques

Hydrocéphalie

Epanchement sous-dural

Crises d’épilepsie

Hernie du cortex à travers le défect osseux

Traumatisme direct

Risque traumatique pour un parenchyme cérébral qui est exposé aux traumatismes extérieurs

Risque accru de décès

Séquelles esthétiques

Répercussions psychologiques

Répercussions sociales

Voir :

Dans quel délai faire la cranioplastie

Etude de Piedra sur 157 patients

Intérêt d’une cranioplastie précoce (dans les 12 semaines post craniectomie)

Diminution du temps pératoire et du risque infectieux

Chirurgie double équipe : CMF et Neurochirurgicale

Effets de cette cranioplastie

Rétablir la fonction protectrice de la boîte crânienne sur le cortex

Amélioration de la perfusion cérébrale (IRM fonctionnelle, CT perfusion) et ce, dans toutes les régions cérébrales

Augmentation des vitesses systoliques et diastoliques au Doppler transcrânien

Amélioration de la circulation du LCR

Amélioration clinique du patient

Dès la 6ème semaine mesurée par score Batterie.

Rapide d’Efficience Frontale (BREF), Mini Mental State Examination (MMSE)

Diminution des céphalées

Diminution des Crises Convulsives

Amélioration Cognitive (80% à 6 semaines et 92% à 6 mois)

Reconstruction esthétique

CONCLUSION

Protection du parenchyme cérébral

Amélioration de la symptomatologie neurologique

Amélioration des fonctions cognitives

Amélioration esthétique

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